Ch. 2 – Les menottes

Si tu arrives à cette page par accident, ceci est une histoire de Taekook avec des passages 18 ans et +

Plus de détails sur l’histoire, ici.

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Je jubile sur le canapé en regardant la télé.

Une demi-heure plus tard, Taehyung sort de la salle de bain. Il a eu la bonne idée de se rhabiller, je déteste le voir nu.

Il essuie ses joues de sa manche.

Quoi ? Il pleure ? Mais pourquoi ?

Il s’assoit dans le fauteuil et gémit.

Il ne peut pas avoir eu mal. Même s’il a grandi au Paradis, il a un corps de démon et les démons ne peuvent pas ressentir de douleur, contrairement aux anges qui ont, pour leur part, une force phénoménale.

Donc il n’a pas eu mal…

Il n’est pas non plus vexé que je l’ai tué, je le tue tout le temps…

C’est parce que j’ai cassé la douche ? Ça l’embête ? Pourtant, il sait qu’on a un budget illimité, alors on la fera remplacer comme toutes les choses que je démolis habituellement.

Il me regarde avec des yeux de chiots abandonnés.

– QUOI ? m’énervé-je. Pourquoi tu chiales ?

Qu’est-ce qu’il est agaçant !

– Je n’aime pas ça, marmonne-t-il.

– Quoi ? Quand tu es transpercé de verre ? Quand tu te vides de ton sang ?

– Non, ça, ça va, ça ne me dérange pas.

– Alors quoi ?

Je vais lui arracher la langue s’il ne crache pas le morceau !

– Quand tu me rejettes…

– Qu… Quoi ?

– Tu m’as jeté loin de toi alors que moi, tout ce que je veux, c’est être avec toi.

Tae a toujours été ainsi, depuis que nous sommes tous petits. Il cherchait continuellement être blotti contre moi. Comme s’il ne recevait déjà pas assez de câlins de la part de ma mère !

J’avais beau le battre encore et encore, lui dire toutes les monstruosités qui me passaient par la tête, il revenait constamment vers moi.

Je me suis toujours demandé pourquoi…

– C’est bon, ok, m’excusé-je, tu peux aller chercher les menottes.

– Vraiment ! s’enthousiasme-t-il aussitôt avec un visage radieux.

– Oui.

Il sort en trombe de la pièce et fouille dans sa chambre.

Enfant, j’usais toutes mes forces pour le tuer encore et encore, c’était si intense que je m’écroulais parfois de fatigue, m’allongeant dans l’herbe fraiche.

Même si j’habitais en Enfer, nos rencontres, programmées par nos parents, avaient toujours lieu au Paradis afin que Taehyung ne soit pas « traumatisé » par ce qu’il verrait dans mon royaume.

J’admirais le ciel bleu, profitais de la brise, humais les parfums enivrants des champs de fleurs. C’étaient les seuls moments où j’étais serein et c’est toujours là que Tae venait tout gâcher !

Il s’allongeait près de moi et m’enlaçait le bras ou posait sa tête sur mon torse. Je râlais autant que je le pouvais, mais je n’avais plus la force de bouger. Il essayait alors invariablement de m’embrasser et, une fois arrivée à l’adolescence, de me ploter.

Je me débattais, mais il n’abandonnait jamais.

Un jour, je hurlai :

– Arrête de me toucher !

– Je ne peux pas m’en empêcher.

– Sale démon pervers !

Il se leva et partit. Avais-je réussi à m’en débarrasser ?

Il ramena une paire de menottes et une clef. Il mit cette dernière dans ma poche, en effleurant « accidentellement » mon entrejambe au passage, puis, il déposa les menottes dans ma main et se tourna.

– Si tu m’attaches, je ne pourrais plus te toucher.

La première fois, j’avoue que j’ai « oublié » de le détacher et il resta attaché toute une semaine. Bien sûr les anges voulaient les lui enlever, mais il disait que seul celui qui avait la clef en avait le droit.

Cette clef, depuis lors, pend par une petite chaine en argent à mon cou. Elle symbolise, pour moi, la meilleure pression que je puisse avoir sur lui, mon pouvoir ultime : si tu fais ce que je te demande, tu pourras mettre les menottes.

Il me sourit tant avec sa bouche qu’avec ses yeux. Je fais une petite tape sur le coussin du canapé près de moi. Il s’y assit avec empressement et se retourne pour que je l’attache. Une fois fait, il se tourne vers moi, attendant mon ordre. Ce sont bien les seuls moments où il se montre docile et obéissant.

– La tête sur l’épaule, 5 minutes.

Je pars le minuteur sur mon téléphone, je ne veux pas lui offrir une seconde de plus.

Puis, je m’enfonce dans le canapé, tends le bras pour que Tae pose sa tête sur mon épaule.

Je regarde fixement la télé pour éviter de voir son extase totale.

– Vire ta jambe où je te l’arrache !

Je l’ai bien vu venir, il cherchait à mettre sa cuisse sur la mienne.

– Pardon, s’excuse-t-il aussitôt, je vais être sage.

J’observe le minuteur, il reste encore 4 min 54 s… Ça va être long…

2 Comments

  1. Ophélie

    Il faut pas grand chose à Taehyung pour le rendre heureux. ? Et Jungkook avec sa “douceur d’ange”, hahaha ?

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    • nymlily

      Oui, 5 minutes semblent une éternité pour lui ! ?

      Reply

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